mercredi 13 avril 2016

Lectures

Meurtres entre soeurs Willa Marsh

Résumé Babelio : Olivia et Emily, des demi-sœurs, vivent une enfance heureuse dans l'Angleterre des années 1950. Jusqu'au jour où Mo et Pa font un troisième enfant : Rosie, la petite princesse, leur préférée. Une vraie peste. Peu à peu, Rosie parvient à empoisonner l'existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s'en débarrasser ? Coups bas, manipulations en tous genres, vengeances , intrigues...

Une véritable découverte, un humour très british, des personnages "cinglés" on ne s'ennuie pas !

Or noir  Dominique Manotti

Un jeune commissaire débarque à Marseille, et se trouve confronté à la pègre des années 70. Une enquête dans les milieux de la finance, du pétrole, de la drogue. Un peu longuet parfois, mais original dans son traitement des moeurs "inhabituelles" du commissaire.. On retrouve Marseille moins attachant qu'avec les romans d'Izzo …

Maman a tort Michel Bussi

Résumé Babelio : Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant.
Quand Malone, du haut ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire le croit.
Il est le seul... Il doit agir vite.
Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil, qu'à des bouts de souvenirs, qu'aux conversations qu'il entretient avec Gouti, sa peluche. 
Le compte à rebours a commencé. 
Avant que tout bascule. Que l'engrenage se déclenche. Quel les masques tombent.

Passionnant, on ne lâche pas ce pavé…de rebondissements en rebondissements, les personnages sont savamment décrits

Une putain d'histoire Bernard Minier

Une île boisée au large de Seattle...
" Au commencement est la peur.
La peur de se noyer.
La peur des autres,
ceux qui me détestent,
ceux qui veulent ma peau.
Autant vous le dire tout de suite :
Ce n'est pas une histoire banale.
Ça non. c'est une putain d'histoire.
Ouais, une putain d'histoire... "

Un thriller implacable. Une île boisée au large de Seattle, un groupe d'ado, un couple de lesbienne, un politicien tout puissant, des enquêteurs sombres, des familles de déglingués… et au milieu d'histoire étrange de ce gamin… On est tenu en haleine jusqu'à la fin ..génial

mercredi 6 avril 2016

Finalement pour moi !

Au départ, un projet de pull pour djeune n'3 mais à l'essayage final il est un peu juste en longueur "on voit mon nombril quand j'leve les bras !!". Alors ce sera pour moi!!! J'suis assez fière de mon œuvre !!!

Pour patienter....

Ce matin ma voiture change de pot!!! Alors merci l'iph*ne je peux rendre visite aux copains blogs en attendant !!!
Ma vie est passionnante !!!

jeudi 31 mars 2016

Lectures

La vie est facile, Ne t’inquiète pas  Agnès Martin Lugand

La suite Les gens heureux  lisent et  boivent du café, on retrouve Diane de retour d’Irlande, qui reprend le cours de sa vie après la mort de son mari et de sa fille… On se laisse aller à suivre sa vie, sa librairie/café, son meilleur ami homo, son nouvel amant et l’irlandais….

Une lecture agréable, un roman à l’eau de rose charmant…

Les réponses Elisabeth Little  Attention terriblement additif!!!

Une jeune femme sort de prison après 10 ans de réclusion pour l’assassinat de sa mère, riche et célèbre. Elle clame son innocence mais n’a aucun souvenir de cette nuit là . L’opinion publique est, par contre, persuadée de sa culpabilité.
Sous une fausse identité, aidée par son avocat, elle part à la recherche de la vérité….

Attention si vous ouvrez ce livre prévoyez un week end uniquement lecture…On ne peut se détacher de cette folle poursuite de vérité : les personnages sont fabuleusement attachants, l’écriture est fine, légère et le suspens parfait…Génial !

mercredi 30 mars 2016

Chocolat, lecture....

Le week end fut tristounet... le temps a accompagné ma mélancolie...

Heureusement mon passage à la biblio m'a permis de dévorer de fabuleux romans...

Les cloches sont passées dimanche pour les 2 grands garçons qui apprécient toujours ce petit moment d'enfance!!! Le lapin de Pâques est bien arrivé à Détroit, chez fillette, avec la verveine et la serpillière !!!

M.Mari vit sa vie ....les bonnes résolutions prises après sa visite chez M.Médecin, n'ont pas duré...
Une solution s'envisage pour la reprise de son entreprise....

Un gigot et un fondant au chocolat lundi soir, pour le dîner dominical !!!

vendredi 25 mars 2016

Lectures

Mygale Thierry Jonquet

Un polar noir, 3 personnages ou 4 (à décider au fil de la lecture), un chirurgien de renom, un gars paumé braqueur, une fille paumée droguée….

Lu en une journée on se laisse attraper par cette histoire horrible… seule déception j’avais presque tout découvert avant la fin…

Les suprêmes  Edward Kelsey Moore

Résumé Babelio :
Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle "les Suprêmes", en hommage au célèbre groupe des années 1970.
Complices dans le bonheur comme dans l
’adversité, ces trois irrésistibles "quinquas" afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana.
Longtemps marqu
ée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit. Rendez-vous avec vos futures meilleures amies.

Roman sublime, une belle découverte (merci les blogs je ne sais plus qui )… Les personnages sont attachantes, humour, douce folie, amour, amitié… Franchement à ne pas manquer… Etonnée que ce soit un homme l’écrivain !

Que ta volonté soit faite Maxime Chattman

Résumé Babelio :
"Les enfants de toute l’Amérique avaient le Croquemitaine pour se raconter des histoires qui font peur, à Carson Mills, ils avaient Jon Petersen."
Pour son vingtième roman, Maxime Chattam dresse le portrait d
’une petite ville du Midwest américain des années 60 jusqu’au début des années 80, avec pour fil rouge l’évolution de Jon Petersen – pervers psychopathe – de son enfance jusqu’au point culminant de sa sinistre carrière criminelle.

Gore, noir, horrible, effayant… du Chattam quoi !!! On a qu’une hâte en finir pour savoir…et là surprise !!!!

mercredi 23 mars 2016

Je suis....

Je suis Bruxelles, Paris...... Un jour j'aimerai ne plus être une ville souffrant par la faute d'êtres ignobles, stupides, ignorants, cruels....
Hier j'ai eu une pensée pour tous mes copinautes belges...

Je me permet de reprendre ici et de partager cette magnifique chronique :

Après la colère et la tristesse, le temps est venu pour moi de te présenter mes excuses. Cela fait 20 ans que je te mens. La chronique de Béatrice Delvaux. Le Soir
Cher toi,
Ce matin, j’ai hurlé, en traversant notre ville du nord au sud. Je ne pouvais arrêter mes larmes. Je voulais me boucher les oreilles, je n'en pouvais plus d'entendre les sirènes.
  
Mais après la colère et la tristesse, le temps est venu pour moi de te présenter mes excuses. De te demander pardon.

Cela fait 20 ans que je te mens. Je n’ai qu’une excuse : cela fait 20 ans que je crois mon mensonge. Je t’ai vendu ce monde comme celui des possibles, du grand voyage, de ces espaces que tu allais, toi, pouvoir arpenter, de ces peuples que tu allais, toi, rencontrer. Moi qui avais pris l’avion pour la première fois à 15 ans, moi qui avais vu l’Amérique à 22 ans, moi qui avais appris l’anglais en cours de route et le néerlandais quand il fallait.
 
Moi qui étais certaine que nous t’avions épargné la guerre, en la rangeant dans les livres d’histoire ou dans les anecdotes que ta grand-mère ou ton grand-père te racontait depuis leur village natal. Nous étions tellement certains de les avoir enterrés, les démons qui avaient fait les camps de concentration, les génocides, le napalm, le goulag. Goulag ? Tu as même cru que je parlais d’un plat hongrois. On en a tant ri, tu te souviens ?

Pourquoi aurions nous eu peur ? Nos parents l’avaient faite, eux, la guerre, mais ils avaient aussi, dans la foulée, fait la paix. Elle avait même pris la forme de cette Europe qui devait être le garde-fou en béton de nos folies, de nos dérives. Ce monde que nous t’avons promis, nous y croyions vraiment, pour la bonne raison que nous l’avions vu advenir.

Nous avons vu tomber les murs, les idéologies, les barrières et pas que commerciales. Moi, ta mère, j’ai profité de l’égalité croissante avec les hommes, de ces droits conquis et transcrits en lois. Moi, ton père, je n’ai pas dû faire mon service militaire dont j’ai vécu les derniers spasmes. Car l’heure n’était plus aux armées, mais aux consciences. L’heure n’était plus à envahir le voisin pour le soumettre, mais à y séjourner, à y séduire, à apprendre la langue de l’autre, en tente, en caravane ou en camping-car d’abord, sac à dos façon Routard ensuite et puis sous le couvert de cet Erasmus que tu devrais – devais ? – enfourcher dans quelques mois.

Nous avions vaincu les haines– « plus jamais ça », c’était plus qu’un slogan, c’était devenu une charte, une convention, des lois, le droit.
Nous avions vaincu les diktats de l’Eglise et de la religion – l’avortement, l’euthanasie avaient gagné petit à petit droit de cité.
Nous avions vaincu les tabous et les morales étroites – tu peux être homosexuel(le), te marier, te pacser, adopter.
Nous avions vaincu les préjugés et les racismes – à quelques pas d’ici réside le Centre pour l’égalité des chances qui protège les hommes/femmes des maléfices d’autres hommes/femmes.
En grandissant, j’ai assisté, incrédule mais extatique, à l’incroyable croisade qui faisait d’un Noir l’égal d’un Blanc, avec des droits égaux. « One man one vote » : on a marché pour les rêves de Martin Luther King, on a boycotté les oranges d’Afrique du Sud. C’était juste magique : un combat débouchait sur une victoire, le monde se déplaçait inexorablement du pire au meilleur. Imagine, on t’offrait sur un plateau, comme la promesse d’éternité de ce nouveau monde que nous avions bâti, Obama et Mandela, présidents ! C’était pas beau ça ? C’était pas grand ? Mais qu’est-ce qui pouvait bien tourner mal ? On l’avait décrochée, la timbale, non ! Obama et l’Europe, Prix Nobel de la Paix. On était les rois du pétrole ! Alleluyah !

Alors, non ! Je ne voulais pas que tu voies ces corps déchiquetés, ces chairs explosées station Maelbeek. Maelbeek, à deux pas de chez toi, Maelbeek, centre de Bruxelles, au nom qui sonne comme une blague, un rendez-vous, un plan drague : «  on se voit à Maelbeek  », «  tu descends à Maelbeek  », «  on s’est embrassé à Maelbeek  » ?

Alors, non ! Je ne voulais pas que tu entendes, hier, les cris de cet enfant terrorisé, dans la fumée de l’explosion, seul fil conducteur dans l’horreur, menant vers la sortie de ce métro éventré, déchiqueté, assassiné.

Alors, non ! Je ne voulais paas que tu penses qu'on pouvait mourir dans ta ville et que ton innocence s'arrête à cette date 22 mars 2016, à ces ceintures de la mort, à ces détonateurs tenus dans la main de garçons perdus qui, et c’est là tout le tragique, ont ton âge.

Ta détresse me transperce, ta peur surtout. Mais plus que tout, ton calme, la manière dont tu fais face, la retenue que tu t’imposes me rendent fière et triste. Le fait aussi que tu ne me lances pas à la tête ce « putain de monde » qui est le tien. Tu as cette grâce, mon fils. Tu as cette force, ma fille. D’autant que quand tu m’interroges, même si je n’arrive pas à te le dire, tu le sais : je n’ai pas les solutions.
Nous allons essayer de fixer ce b…, mais cela nous paraît de plus en plus clair : tu ne pourras y échapper, tu vas devoir te battre. Au moment où j’écris ces lignes, je croise simplement les doigts pour que ce ne soit pas au sens premier du terme. Comme avant…

C’est tout ce que j’ai à t’offrir aujourd’hui : être à tes côtés et te protéger du bouclier des valeurs auxquelles je crois et que nous devrons tous protéger.

Nous devrons être forts, mon fils. Nous devrons être résistants, ma fille.

Cher toi,
Après la colère, la tristesse, le temps est venu pour moi de te présenter mes excuses. De te demander pardon. Mais de te dire aussi que te sentir là, à mes côtés, me force à redresser la tête.

Et à croire à demain.